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Les manqués de la Foire !

Publié le 16.05.2021

Coup de projo sur 14 livres d’auteurs qui auraient dû être à nos côtés à la Foire du Livre de Bruxelles avec leur dernier titre, -sorti fin 2020 ou début 2021. On les a manqués à la FLB… Ne les ratons pas en librairie !

Chaque année, le Service du Livre Luxembourgeois (service de la Province de Luxembourg chargé de la promotion des auteurs et des éditeurs du Luxembourg belge) se rend à la Foire du Livre de Bruxelles (février-mars) pour exposer une vitrine de la production littéraire récente en province de Luxembourg. Faute d’avoir pu rencontrer nos auteurs sur le stand cette année, bienvenue à cette séance de rattrapage : une sélection, non exhaustive, de livres luxembourgeois à ne pas rater en librairie.



Chez Memory (Tillet)

« Derniers Fragments d’innocence », d’Amandine Fairon

Alors que Zoé disparait subitement et qu’une succession de meurtres dans la ville désorientent les enquêteurs… très loin de là, en Asie Centrale, une certaine Zoya découvre les codes de la transhumance… De Zoé à Zoya, il n’y a peut-être qu’un pas. Première expérience dans le thriller pour l’auteure et enseignante Amandine Fairon (Sibret), qui n’en est toutefois pas à son coup d’essai dans l’écriture puisqu’elle signe ici son 5e roman. Dans « Derniers Fragments d’innocence », la construction narrative est complexe et maitrisée. Le temps s’écoule à plusieurs mesures. Le livre est bien documenté, alimenté par un voyage au Kirghizistan, que l’écrivaine a pu réaliser grâce au Prix Sabam et ainsi produire un premier thriller psychologique passionnant.

« Aline ZELER, le foot féminin de A à Z »

Volonté, persévérance, ambition ! Aline Zeler est à ce jour la footballeuse belge qui compte le plus de sélections nationales. Originaire de Bercheux, elle commence le football dans les années 80. Dans ce livre, elle revient sur son parcours (Standard, Genk, Anderlecht…) ; les grands moments comme des anecdotes, des bons souvenirs, comme des mesquineries. Elle raconte aussi ses sacrifices et son hygiène de vie. A travers son discours, on sent la passion, les valeurs et la détermination. La question de la Femme aussi ! Surtout… De sa légitimité, dans le foot comme ailleurs. Aline Zeler incarne ce combat du féminin.


Plus d’information sur cette maison d’édition : https://www.editionsmemory.be



Chez Weyrich (Longlier)

« Le Roi de la forêt », de Christian Joosten

Quelle récompense pour Olivier Weyrich : fin 2020, une de ses auteures reçoit le prestigieux Prix Rossel (« La Confiture des morts », C. Barreau, Weyrich 2020). Dans son travail, O. Weyrich ne cesse de se réinventer et d’innover. Il s’affirme également dans une collection de polars bien de chez nous : « Noir Corbeau ». Parmi les plus récents, mentionnons « Le Roi de la Forêt ». A Vresse/Semois, deux corps de femmes sont découverts au pied d’un arbre : l’une s’avère être l’épouse du flic Guillaume Lavallée. Quant à l’autre, elle aurait été assassinée 30 ans plus tôt… Cette double découverte va permettre à Christian Joosten (Charleroi) de signer un roman gorgé de clins d’œil à une région qu’il connaît bien.

« Les Orphelins de François », de Bernard Gheur

– « Je me souviens du temps de la nouvelle vague », s’émeut Bernard Gheur. Ce livre est un hommage consacré à François Truffaut. Le journaliste-écrivain et le cinéaste ont entretenu durant de longues années une correspondance forte et sincère. C’est d’ailleurs sous les encouragements du cinéaste qu’il admire tant, ce mentor, cette idole inspirante, que Bernard Gheur osera croire en ses rêves d’écriture et performera ses écrits. La mort de Truffaut fut un cataclysme pour l’auteur, mais le livre n’est pas noir. Il est joyeux et ambitieux ; il est aussi l’occasion aussi de se remémorer, sous une plume riche et lumineuse, l’exaltation des années 60 ; jazz, rock et cinéma, notamment.


Plus d’information sur cette maison d’édition : https://www.weyrich-edition.be/



Chez Demdel (Arlon)

« Hambury 2 », de Steve Franckart

Steve Franckart revient avec la suite de son roman d’épouvante : Hambury 2. Notre Stefen King de la Province de Luxembourg dépeint l’enfer d’une ville en proie à une terrible malédiction. Au 18e siècle, la sorcière Selma perd la vie dans une chasse aux sorciers et jette un sort sur la ville d’Hambury. Heureusement, un arbre sacré permet au sort de ne pas se réaliser. Mais comme en 2018, plus personne ne croit à cette légende, l’arbre est abattu. D’étranges phénomènes se produisent alors, dans une atmosphère apocalyptique. Dans ce 2e tome, Selma poursuit sa tâche meurtrière et vengeresse, qui conduira inéluctablement les habitants à leur perte. Un thriller fantastique et d’horreur qui tient en haleine.

« L’univers de James », de Jacques Degeye

Jacques Degeye signe avec « l’Univers de James », la suite de son précédent roman : « la Grâce de Joyce », bien que les deux livres puissent se lire séparément. C’est l’histoire d’un village, d’une terre aux confins de l’Ardenne et de la Famenne, de ses habitants, de leurs amours et de leurs souffrances. Ce livre questionne la relation nature / culture avec une espérance ; celle de former des citoyens responsables et inventifs, qui ne se contentent pas de dénoncer ceux qui détruisent la nature, mais qui protègent réellement le vivant.


Plus d’information sur cette maison d’édition : https://www.demdel-editions.com



Avec Traces de vie (Tellin)

« Le vieil homme rouge », d’Annemarie Trekker

Dans la catégorie récit de vie, Annemarie Trekker excelle, elle qui dirige les éditions Traces de vie. Dans « Le Vieil Homme Rouge » (paru chez L’Harmattan. Coll. Encres de vie) A. Trekker évoque l’influence que son grand-père, Julien Vandervelde, un militant socialiste, a eue sur elle. Un homme qu’elle a peu connu mais qui l’a profondément marquée dans ses valeurs, dans son parcours de vie, dans ses idéaux. Dans ce livre, elle remonte donc les marches du temps et fouille dans son passé familial : elle en raconte les démarches et les souvenirs. Un récit universel dans lequel elle pose, en filigrane, la question de l’héritage familial dans nos choix de vie, même ceux que l’on pensait être pourtant tout à fait personnels.


Plus d’information sur cette maison d’édition : https://www.traces-de-vie.net/



Chez « Partis Pour » (Hotton)

« Japonaises, celles qui éclairent le ciel », de Florence Plissart

La maison d’édition « Partis Pour », installée à Hotton, a pour ligne éditoriale le voyage. Celle (au singulier) qui éclaire le ciel, c’est la déesse du soleil, représentée par le disque rouge sur le drapeau japonais. En intitulant ainsi son album, l’auteure bruxelloise Florence Plissart rend hommage à la force des femmes qu’elle a rencontrées au Japon et à leur rayonnement. Jusqu’alors habituée aux croquis rapides et carnets de voyages, F. Plissart rassemble ici une mosaïque de 40 portraits de femmes, aux identités variées, accompagnés de textes en français, en anglais et en japonais. Elle ne nous explique pas le Japon : elle partage des moments de vie. Parallèlement, F. Plissart raconte son projet : sa genèse, ses doutes d’artiste, les ratés parfois et toutes ses démarches laborieuses qui laissent entrevoir des questions et des incertitudes sur le travail en cours. Un récit d’humilité. Un livre d’humanité.


Plus d’information sur cette maison d’édition : www.partispour.com



Auteurs luxembourgeois publiés hors de la province de Luxembourg

« Sa dernière chance », d’Armel Job (Fauvillers)

Comme chaque année, Armel Job propose son nouveau roman chez Robert Laffont. Dans « Sa dernière chance », on retrouve ce qui fait le suc(cès) de l’écrivain (proximité de lieu, de temps, présence de la religion, intrigue au sein d’une famille bourgeoise de province…), mais surtout Job questionne l’âme humaine. Dans ses intrigues, l’auteur de Fauvillers s’amuse à dévoiler, sous les apparences, les passions et les secrets qui animent des personnages bien sous tous-rapports… Et si quelqu’un ou quelque-chose vient s’immiscer dans l’engrenage d’une mécanique bien huilée, comment chacun manœuvrera-t-il pour tenter de sauver la face ? Les personnages sont poussés dans leurs plats retranchements. Confidences, bassesses et médiocrité seront au rendez-vous. Savoureux.

« Le Dernier Portrait d’Odile Halleux », de Catherine Lamoline (Marche-en-Famenne)

Catherine Lamoline fait paraitre chez Academia son premier roman. Le récit choral, « Le dernier portrait d’Odile Halleux », s’étend de 1976 à 2017. Quatre voix de femmes, profondément marquées par la peinture et la musique, s’élèvent et s’entrelacent pour décrire leurs grands instants de vie. Amours, retrouvailles, éclats, mouvements, virages, voyages, départs, décès, séparations. Catherine Lamoline intègre la musique et sa palette dans son écriture. L’art, très présent, colore le trait de sa plume et les traits… de ses personnages !

« Dans l’ombre d’un chêne », de Christine Gaspard (Bastogne)

La Bastognarde Christine Gaspard sort le 2e tome du « Fils de Jules » à savoir : « Dans l’Ombre d’un Chêne » (Ed. Flamingo). Dans le tome 1, un tueur en série s’inspirait des crimes de Jack L’éventreur. Dans le tome 2, Bastogne devient le théâtre de disparitions inquiétantes. Quant au serial killer, il est interné et c’est sa petite sœur, Cléa, qui devient le focus narratif principal de l’histoire : comment cette jeune femme, au lourd passé familial, va-t-elle parvenir à se construire indépendamment de sa famille ? Oscillant entre un ton humoristique, le roman policier et le thriller psychologique, Christine Gaspard signe un livre atypique, multi-codes et inclassable !



En autoédition :

« Bagages inconnus », de François Wautelet (La Roche en Ardenne)

« Bagages Inconnus » est le premier livre de François Wautelet et sa plume est prometteuse. Ce recueil est un ensemble de 14 textes courts, qui évoquent les nouvelles voies que l’on emprunte, loin de notre zone de confort… Réalistes, sensibles, poétiques, subversives, étonnantes ou décalées, il y en a pour tous les goûts. Chaque nouvelle s’achève par une chute surprenante ! Des coups de théâtre n’ont rien d’innocent pour cet auteur qui est aussi un amateur de théâtre : Wautelet a le sens du visuel, du rythme, de la narration. Ses personnages vivent des bouleversements, induits presque toujours par la rencontre avec l’Autre.

« L’insecte doré », de Michèle Laveaux (Florenville)

Dans « L’Insecte Doré », Michèle Laveaux (Florenville) propose de très court textes poétiques et sensibles, en prose, qui invitent à la contemplation, à l’observation : les enfants, la nature, le décor du quotidien… La plume douce et descriptive de l’auteure s’accompagne d’illustrations très colorées de Magdalena Hajnosz.

 

 

« Le dictionnaire absurde », de Sébastian Pirlot (Chiny)

Un dictionnaire décalé qui s’adresse à tous ceux qui savent rire de tout mais pas avec n’importe qui. On peut dire que Sébastian Pirlot s’en donne à cœur joie pour passer différents sujets à la loupe, à la moulinette même. Des définitions plus farfelues les unes que les autres : des végans à Greta Thunberg, en passant par Choupette, la chatte de Karl Langerfield. Difficile parfois de reconnaître le vrai du faux. Vous ajoutez à cela une plume piquante et caustique et c’est tout simplement succulent ! Âme sensible, s’abstenir ! Si vous avez aimé le tome 1, un second a déjà vu le jour…

Service du Livre luxembourgeois (SLL)
Chaussée de l’Ourthe, 74
6900 Marche-en-Famenne
+32(0)84/31.34.78
sll@province.luxembourg.be
http://www.servicedulivre.be

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